Mémoires 

du 19ème et du 20ème siècle

       
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Carte postale montrant le cimetière et l’église de
 St Barthélemy-le-Plein  en 1913

           
La période révolutionnaire est marquée, en particulier, par la vente des biens du Prieuré appartenant toujours aux bénédictins de Saint-Chaffre, et par la ponction en jeunes hommes par les armées de la Révolution et de l’Empire. Le XIXe siècle se caractérise, comme dans la plupart des communes rurales, par une expansion de la population et de l’activité économique, se traduisant par la mise  en chantier de grands travaux sur le territoire de la commune.

Construction de la nouvelle route de Tournon à Lamastre :
        Ce projet est élaboré en 1853 et consiste à doubler l’ancien chemin muletier déjà élargi au XVIIe siècle, par une route plus large et à déclivité plus faible. Cette nouvelle route a demandé la construction d’un viaduc à huit arches pour enjamber la vallée du Duzon, le pont de Duzon, achevé en 1870.

Construction de la ligne de chemin de fer de la vallée du Doux :
        Il s’agissait d’une ligne de chemin de fer à voie métrique reliant dans un premier temps Tournon à Lamastre en suivant la vallée du Doux. La construction de cette ligne entre 1886 et 1891 a demandé des travaux considérables : plusieurs viaducs au-dessus du Doux, un tunnel et une gare sur le territoire de la commune.
Cette voie de chemin de fer est toujours en activité et permet en particulier au petit train à vapeur du Vivarais, « le Mastrou », de faire visiter aux touristes les gorges du Doux.

Les Mines de Saint-Barthélemy-le-Plein :
         En 1867 est constituée la « Société des Mines de St-Barthélemy-le-Plein » pour exploiter une ancienne mine de plomb, zinc et argent. Du fait de son faible rendement, cette mine va alterner  pendant un siècle des périodes d’activité et de fermeture, jusqu’à sa fermeture définitive en 1956.

L’usine de tissage de Duzon :
        Cette usine était située à la confluence du Doux et du Duzon et utilisait la force motrice du Doux grâce à un barrage situé en amont de la confluence. Construite vers 1845 pour le traitement des cocons produits dans la région, elle évolua ensuite vers le tissage de la soie, puis dans la deuxième moitié du XXe siècle, vers le tissage des fibres synthétiques.  L’usine a fermé ses portes en 1990.

Le barrage de Clauzel :
        Ce barrage a été aménagé sur une boucle du Doux, en perçant un isthme situé au niveau du serre du Puy. La chute d’eau, ainsi obtenue, a permis l’installation d’une mini-centrale hydroélectrique en 1902 et l’alimentation électrique des Mines.

L’usine hydroélectrique de Mordane :
        Pendant la première guerre mondiale, le gouvernement français décide d’augmenter fortement la production d’énergie électrique et pour cela d’augmenter la capacité de la chute de Clauzel. La nouvelle retenue devait permettre l’alimentation d’une centrale hydroélectrique située en aval sur le site de Mordane. Pour relier le barrage à l’usine, la « Société des Forces Motrices du Vercors » chargée du projet a fait construire un canal de deux kilomètres longeant les gorges du Doux, entre 1917 et 1920. Une partie de ces travaux a été réalisée par les prisonniers allemands de la guerre de 1914-1918, d’où le nom de « canal des allemands ».  La production d’électricité locale a permis l’électrification du village de Saint-Barthélemy-le-Plain en 1924. Rachetée par EDF en 1946, cette usine est toujours en activité avec un productible annuel moyen de 11 GWh.